35e anniversaire du Centre canadien sur les dépendances et l’usage de substances

Depuis 35 ans, le Centre canadien sur les dépendances et l’usage de substances (CCDUS) fait preuve d’audace dans son travail sur le trouble lié à l’usage de substances et apporte des changements concrets, grâce à la recherche. Son but? Réduire les méfaits causés par ce trouble et informer la population canadienne et les décideurs. Fort de ses succès, il continue à repousser les limites, pour continuer à obtenir des résultats tangibles.

Le CCDUS est fier du chemin parcouru jusqu’à présent, mais le travail n’est pas terminé : il cherche toujours des façons de faire plus et mieux.

Grands moments

Le CCDUS a fait rapidement sentir sa présence dans le domaine de l’usage de substances, tant au Canada qu’à l’étranger.

1988

Le CCDUS a été créé par une loi du Parlement en tant qu’organisation non gouvernementale chargée de fournir un leadership national en matière d’usage de substances et de proposer des solutions pour aborder les méfaits de l’alcool et d’autres substances.

1990

  • La consommation d’alcool et d’autres substances a une influence directe sur l’économie canadienne. Et pour mieux comprendre cette influence, le CCDUS a organisé à Toronto un sommet novateur, le Comité de chefs d’entreprise – tribune idéale pour inciter les cadres supérieurs à partager leur point de vue et pour rallier la participation du privé à la lutte contre les dépendances et l’usage de substances.
  • Le CCDUS veut outiller les jeunes pour qu’ils puissent prendre des décisions éclairées concernant leur santé. Pour que la voix des jeunes soit entendue, il a opté, lors de l’Institut de Berlin, pour une approche internationale qui a permis aux jeunes de s’impliquer dans le dossier des dépendances et de l’usage de substances.

2005

  • Le CCDUS a organisé son premier congrès biennal, Questions de substance, qui est depuis devenu son événement phare. Le congrès aborde des enjeux liés aux dépendances et à l’usage de substances qui touchent la santé et la sécurité de la population canadienne. Lors de sa plus récente édition, en 2021, le congrès a accueilli plus de 750 délégués, généré 258 000 impressions sur les médias sociaux et proposé plus de 100 présentations et plus de 40 heures de formation continue.

2013

2015

  • Depuis 2015, le CCDUS change la donne dans la lutte contre la crise des opioïdes. En collaborant avec des personnes ayant un vécu expérientiel de l’usage de substances, il sensibilise les collectivités et produit des retombées à long terme. La crise des drogues toxiques ne se limite plus aux opioïdes et est loin d’être résolue. Le travail que fait le CCDUS pour réduire les méfaits et les décès attribuables à cette crise se poursuit sans relâche.

2018

  • Le gouvernement fédéral a consulté le CCDUS au sujet de la légalisation du cannabis (projet de loi C-45). Le CCDUS continue de le conseiller sur des questions relatives au cannabis, comme la conduite avec facultés affaiblies, la grossesse, les interactions du cannabis avec des médicaments et ses effets sur certaines maladies.

De nos jours

Pendant toutes ces années, la mission du CCDUS est demeurée inchangée : faire une différence pour les personnes vivant au Canada qui consomment des substances.

Pour cerner les problèmes et trouver des solutions, nous devons comprendre les conséquences des politiques sur la santé et la société. C’est pourquoi le CCDUS continue à apporter son expertise, ses recherches et ses connaissances aux décideurs et à contribuer à l’adoption de politiques fondées sur les plus récentes données probantes.

Le CCDUS croit en une approche centrée sur la personne. Il écoute ce que les personnes en rétablissement ou qui consomment ont à dire. Leurs commentaires l’aident à concevoir des programmes et des services qui répondent à leurs besoins et à ceux de leurs familles et amis.

Le CCDUS cherche à faire le pont entre ce qui fonctionne et ce qui est fait. Il tisse donc des liens avec des partenaires de partout au pays, car c’est en collaborant que nous pourrons trouver des solutions novatrices.

Pendant l’année à venir, le CCDUS mettra en ligne quelques anecdotes sur le travail qu’il a accompli et vous tiendra au courant de ce qui se passe au Canada et du travail qu’il reste à faire.

Ensemble, faisons entendre les voix et disparaître la stigmatisation

Le CCDUS est le seul organisme national au Canada titulaire d’un mandat législatif visant à réduire les méfaits de l’alcool et des autres substances sur la population canadienne. Voilà 35 ans que nous y travaillons. Pour célébrer notre anniversaire, nous revenons sur ce que nous avons accompli durant ces trois décennies et demie.

La stigmatisation, un des obstacles les plus redoutables pour bénéficier d’une aide

La stigmatisation est l’un des principaux obstacles à l’amélioration de la santé des personnes aux prises avec un trouble lié à l’usage de substances. C’est ici que commence notre premier récit.

« Je me sentais jugé. Les gens me regardaient comme si je n’étais pas même humain. »

« Ma famille ne voulait plus rien savoir de moi. Je n’avais aucun ami. J’étais tellement seul et déprimé que je voulais mourir. »

« On me traitait comme un lépreux… des gens que j’avais connus personnellement et professionnellement pendant des années faisaient mine de ne pas me connaître. »

Ce sont les voix de personnes ayant vécu ou vivant une expérience concrète du trouble lié à l’usage de substances. Les personnes ayant consommé une ou plusieurs substances, mais qui n’en consomment plus activement, sont des personnes ayant vécu une expérience concrète.Les personnes qui, elles, consomment actuellement des substances sont des personnes vivant une expérience concrète. living experience

D’après l’Association communautaire d’entraide par les pairs contre les addictions (ACEPA),stigmatisation se définit comme un ensemble de fausses croyances profondément ancrées sur un groupe de personnes ayant au moins un attribut en commun. Elle conduit au jugement, à l’oppression et à la discrimination, soit par des actions manifestes, soit par une complicité silencieuse. Les personnes aux prises avec un trouble lié à l’usage de substances peuvent être victimes d’une très forte stigmatisation.

CCDUS s’efforce de faire disparaître cette stigmatisation. Bien que cette dernière existe encore, nous sommes convaincus que le trouble lié à l’usage de substances est de plus en plus considéré comme un problème médical, et non comme un échec moral. C’est en accordant la priorité aux personnes que nous nous affranchissons de la stigmatisation entourant l’usage de substances.  

Faire tomber les barrières par la collaboration avec des personnes ayant vécu ou vivant une expérience concrète

Le CCDUS sait à quel point il est important de faire entendre les voix des personnes ayant vécu ou vivant une expérience concrète. Nous avons reconnu la nécessité d’établir des partenariats avec ces personnes et d’adopter une mentalité « rien à notre sujet sans nous ». C’est pourquoi nous étions déterminés à ce que rien ne soit décidé sur la question de l’usage de substances sans d’abord écouter les personnes qui en ont fait l’expérience concrète.

La collaboration avec des personnes ayant vécu ou vivant une expérience concrète a été mise en œuvre pour veiller à ce que ces personnes participent aux discussions et aux décisions qui ont une incidence sur les politiques, les stratégies et les services les touchant. Les personnes concernées nous donnent des conseils sur les priorités à fixer et sur les approches de recherche à adopter. Nous continuons de les écouter et de faire évoluer notre langage en fonction de leurs commentaires.

Collaboration entre l’ACEPA et le CCDUS

Gord Garner, vice-président des partenariats stratégiques à l’ACEPA, partage les mêmes valeurs de représentation que nous et a donc souhaité participer à nos efforts. Ayant lui-même vécu une expérience concrète du trouble lié à l’usage de substances et la stigmatisation qui l’accompagne, Gord Garner sait que nous devons répondre collectivement aux problèmes y afférents. L’ACEPA veille à ce que la population canadienne ait accès à des services et à des aides, sans discrimination ni stigmatisation.

L’un des premiers conseils qu’il nous a donnés, à l’unisson avec les personnes ayant vécu une expérience concrète passée ou présente, a été de modifier notre langage pour combattre la stigmatisation. Il s’agissait notamment de remplacer « abus de substances » par « usage de substances ». Cet engagement nous a amenés à changer notre nom, Centre canadien de lutte contre les toxicomanies, pour privilégier Centre canadien sur les dépendances et l’usage de substances.

Depuis, Gord Garner et l’équipe de l’ACEPA nous accompagnent. Nous avons coécrit Se servir des mots pour surmonter la stigmatisation : un guide d’introduction, ainsi qu’un guide d’introduction à la stigmatisation pour les journalistes,pour de meilleurs reportages sur l’usage de substances et les personnes qu’il touche. Ce deuxième guide est d’ailleurs utilisé dans les salles de rédaction et les écoles de journalisme partout au Canada.

Au CCDUS, nous croyons fermement aux partenariats de collaboration à long terme. Nous savons que la stigmatisation constitue l’obstacle le plus redoutable pour bénéficier d’aide, mais nous savons également que lorsque nous travaillons ensemble, nous sommes capables de créer un système plus inclusif et plus solidaire. Le CCDUS et l’ACEPA continuent donc d’œuvrer à la réalisation d’un objectif commun : faire disparaître une bonne fois pour toutes la stigmatisation liée aux dépendances et à l’usage de substances.

Expérience passée, expérience présente et famille et amis (groupes LLEAFF)

En 2017, nous avons collaboré avec le Comité consultatif national sur le rétablissement pour mener le tout premier sondage La vie en rétablissement de la toxicomanie au Canada auprès de personnes ayant été confrontées à un trouble lié à l’usage de substances. Les résultats ont révélé que le rétablissement est positif, possible et durable. Ce rétablissement repose sur un engagement positif de la part de la famille, des amis, de la communauté et du marché du travail.

En 2018, nous avons voyagé à travers le Canada pour tenir des ateliers à l’intention d’organismes et de responsables des politiques. Il s’agissait de les aider à comprendre la stigmatisation et à l’éliminer de leurs pratiques quotidiennes.

Notre communauté de personnes ayant vécu ou vivant une expérience concrète du trouble lié à l’usage de substances s’est depuis élargie pour inclure les membres de la famille et les amis, formant ainsi les groupes LLEAFF. Leurs points de vue sont tout aussi importants que ceux des personnes avec une expérience vécue passée ou présente. En fait, les personnes aux prises avec un trouble lié à l’usage de substances ainsi que leurs proches sont et experts à part entière. Il est impératif de collaborer avec eux pour faire avancer la recherche et améliorer les politiques et services conçus pour répondre à leurs besoins.

En 2019, nous avons mis sur pied trois groupes de travail LLEAFF représentant l’ensemble du pays. Depuis leur formation, ces groupes ont participé à un certain nombre de projets, dont les suivants :

Nous avons également travaillé à d’autres projets en collaboration avec des groupes de personnes ayant vécu ou vivant une expérience concrète, notamment aux rapports La vie en rétablissement de la toxicomanie au Canada et La vie en rétablissement de la toxicomanie au Canada.

Progresser ensemble 

Compte tenu du succès continu du modèle LLEAF, nous espérons que les politiques gouvernementales et les organismes qui fournissent un soutien et des services de santé liée à l’usage de substances ne cesseront d’être guidés par les voix des personnes dont les expériences concrètes sont si importantes pour notre mission.

Il faut que nous continuions d’apprendre. La collaboration est essentielle pour que nous puissions acquérir de nouvelles connaissances qui insufflent de la compassion dans la recherche scientifique. Le travail que nous avons accompli ensemble apporte une contribution positive à la population canadienne et donne naissance à des projets remarquables qui ont des effets durables. 

Nous sommes parvenus à réaliser beaucoup de choses au cours des 35 dernières années, mais il y a toujours du pain sur la planche. Ensemble, faisons encore mieux!

Ouvrir la voie à l’action : le labo Bâtisseurs de cerveaux

Le CCDUS est le seul organisme national titulaire d’un mandat législatif visant à réduire les méfaits liés à l’alcool et aux autres substances sur la population canadienne. Pour célébrer notre 35e anniversaire, nous avons préparé quelques articles faisant une rétrospective de nos accomplissements.

Si se renseigner sur un sujet aide à mieux le comprendre, les connaissances ainsi acquises n’ont de valeur réelle que lorsque les bonnes personnes les transforment en gestes positifs. C’est exactement ce que le CCDUS et l’Initiative albertaine pour le bien-être de la famille (AFWI) ont fait avec le labo Bâtisseurs de cerveaux.

« Des décennies de recherche en neuroscience et en génétique ont montré que les événements traumatisants de l’enfance, aussi appelés expériences négatives durant l’enfance (ENE) – peuvent affecter le développement du cerveau et augmenter la probabilité de développer divers problèmes de santé à l’âge adulte, dont la maladie mentale et l’usage de substances. Plus une personne vit d’événements de ce genre avant l’âge de 18 ans, plus elle est à risque. » — Doris Payer, courtière du savoir principale, CCDUS
Il faut comprendre comment les ENE influent sur le développement du cerveau et la santé pour pouvoir définir le risque d’usage de substances et de méfaits. Cette information pourrait aussi aider à déterminer le moment idéal pour intervenir afin de prévenir ou de traiter le trouble lié à l’usage de substances plus tard dans la vie.

Combler les lacunes dans les connaissances

Consciente de l’importance de ces constats, l’AFWI a élaboré l’Histoire du cerveau en 2016 pour aider le grand public à comprendre les concepts scientifiques clés sur le développement du cerveau, les ENE et la résilience. Une telle compréhension est essentielle à l’élaboration de politiques, de programmes et de pratiques efficaces pour prévenir l’usage de substances et intervenir en tenant compte des traumatismes.

L’approche utilisée pour raconter l’Histoire du cerveau se décline en cinq concepts permettant d’expliquer, en termes simples, comment et pourquoi le développement du cerveau et le développement de l’enfant sont des facteurs déterminants pour les résultats à l’âge adulte. Le tout est présenté sous forme d’histoire qui décrit les éléments qui favorisent et inhibent le développement sain du cerveau, pourquoi ces éléments sont importants et ce que nous pouvons faire pour faire pencher la balance du bon côté.

« Je m’attendais à mieux comprendre le cerveau, mais j’ai surtout mieux compris mes élèves et mes propres réactions au stress qu’ils vivent. » — Duncan Wood, professeur de sciences

Lorsque nous avons appris au CCDUS l’existence de l’Histoire du cerveau, nous avons voulu mettre en lumière cet outil d’application des connaissances et ses avantages. Selon nous, l’une des grandes qualités de l’Histoire du cerveau est de rendre la neuroscience accessible à tous, et pas seulement aux neuroscientifiques.

Mettre les connaissances en pratique

Le CCDUS collabore avec l’AFWI depuis 2018 pour élargir la portée, l’accessibilité et la compréhension de la science d’Histoire du cerveau et faire reconnaître l’usage de substances comme un problème de santé publique, atténuer la stigmatisation et adapter les politiques et pratiques en conséquence. Pour ce faire, nous avons notamment fait la promotion du programme comme outil d’apprentissage pour les professionnels de différents secteurs et traduit en français la formation et les cartes d’information.

Nous avons constaté, suite à de nombreuses consultations, que la principale lacune avec l’Histoire du cerveau était la mise en pratique de ses connaissances à l’échelle locale.

En 2019, nous avons donc lancé le labo Bâtisseurs de cerveaux afin de faire le pont entre la science d’Histoire du cerveau et sa mise en pratique au Canada.

Pour le cycle 2018-2021, le CCDUS a sélectionné 65 personnes, appelées bâtisseurs de cerveaux, de partout au pays qui avaient posé leur candidature et travaillaient principalement dans les soins de santé, l’éducation et les services à l’enfance et à la famille. En mars 2019, nous les avons réunis pour une rencontre de deux jours et leur avons donné accès à des experts, à des animateurs et à un processus systématique afin de concevoir des projets de deux ans visant à mieux faire connaître la science et à favoriser son intégration aux politiques et aux pratiques.

« C’est cesser de penser que quelque chose cloche avec une personne pour se demander plutôt ce qu’elle a traversé. Voilà ce que je retire de tout ceci, en tant qu’infirmière en santé publique qui travaille dans le domaine depuis 30 ans. » — Kim Scott, infirmière en santé publique, programme Familles en santé, bébés en santé

Pendant deux ans, le CCDUS a offert du soutien aux bâtisseurs de cerveaux et à leurs projets, notamment des façons suivantes :
•Offrir des possibilités d’échange des connaissances (appels trimestriels, plateforme en ligne, etc.);
•Donner accès à des mentors et à des experts pour faciliter la mobilisation des connaissances, l’évaluation et l’analyse comparative entre les sexes et les genres, et pour mieux tenir compte des considérations d’ordre culturel;
•Créer des formulaires et des outils pour faciliter la planification des projets, la collecte de données et la production de rapports.

Célébrer les réussites des bâtisseurs de cerveaux

En février 2021, nous avons de nouveau réuni, en virtuel cette fois en raison de la pandémie, les bâtisseurs de cerveaux pour mettre en lumière et célébrer les retombées de leurs projets. Nous avons aussi aidé 13 bâtisseurs de cerveaux à préparer des vidéos qui racontent leurs histoires.

Au départ, le labo comptait 36 projets, mais en raison de la pandémie et de ses perturbations, seuls 25 ont été menés à terme.

Ensemble, les projets ont permis :
•la création de 230 produits, comme des présentations, des brochures et des campagnes sur les médias sociaux;
•l’organisation de 435 activités, comme des séances de formation, des ateliers et des activités d’apprentissage pour les employés;
•un rayonnement auprès de 34 550 personnes (acteurs de secteurs tels que les soins de santé, l’éducation, les services à la famille et la sécurité publique; dirigeants d’organismes et décideurs; et personnes qui vivent des troubles de santé mentale et d’usage de substances ou qui sont en rétablissement, parents et grand public);
•la création, par le CCDUS, de 19 études de cas.

Ces projets ont eu de nombreuses retombées concrètes, comme :
•100 % d’entre eux ont sensibilisé leur public cible à la science d’Histoire du cerveau;
•52 % de ceux qui ont évalué les changements d’attitude ont enregistré une baisse de la stigmatisation;
•76 % ont rapporté des changements dans les pratiques;
•44 % ont rapporté des changements aux politiques chez leur public cible, dont 40 % qui ont obligé ou encouragé leur personnel à suivre la formation Histoire du cerveau;
•64 % ont signalé une meilleure coordination et une collaboration accrue dans le système.

Aller plus loin
Les traumatismes de l’enfance peuvent influer sur les comportements et les problèmes d’une personne, sans que cela soit sa faute. Quand plus de gens seront au courant de ce fait, la stigmatisation entourant les dépendances et la maladie mentale diminuera et le soutien augmentera.
Les bâtisseurs de cerveaux ont fait une réelle différence, et vous pouvez en faire autant. Vous aimeriez suivre la formation Histoire du cerveau? Il suffit de vous inscrire en ligne. Pour en savoir plus sur la science d’Histoire du cerveau et le rôle du CCDUS, écrivez à HistoireDuCerveau@ccsa.ca.

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